Une rue qui fait quartier
Peu de rues parisiennes portent un secteur à elles seules. La rue des Martyrs en fait partie. Elle monte de l'église Notre-Dame-de-Lorette jusqu'à Pigalle sur quelques centaines de mètres, et concentre sur ce trajet une densité de commerces de bouche que peu d'endroits égalent : boulangeries, fromagers, primeurs, poissonniers, cavistes.
Autour d'elle, les rues de la Tour d'Auvergne, Milton, Manuel et Clauzel forment un tissu résidentiel calme, à quelques mètres de l'animation.
Le bâti
- des immeubles du milieu du XIXe siècle, souvent de six étages, aux façades sobres ;
- des deux et trois pièces très demandés, portés par une clientèle de couples et de jeunes actifs ;
- quelques beaux appartements dans les immeubles de la rue de la Tour d'Auvergne et de la rue Milton ;
- des commerces en pied d'immeuble sur la rue des Martyrs, dont la valeur locative est parmi les plus solides de l'arrondissement.
L'église Notre-Dame-de-Lorette, achevée en 1836, marque l'entrée sud du secteur et lui a donné son nom d'usage.
Se déplacer
Station Notre-Dame-de-Lorette (ligne 12) au sud, Saint-Georges (ligne 12) à l'ouest, Pigalle (lignes 2 et 12) au nord, Cadet (ligne 7) à l'est.
Ce qu'il faut savoir avant de vendre ici
L'adresse « rue des Martyrs » se vend, c'est un fait. Mais elle se vend à condition d'être vécue : les acquéreurs se renseignent sur le bruit du soir, la présence de commerces bruyants en pied d'immeuble, et l'orientation.
Un appartement en étage élevé, sur cour ou sur une rue adjacente, réunit souvent le meilleur des deux : l'adresse et le calme. C'est le type de bien qui se négocie le moins.
À l'inverse, les rez-de-chaussée et premiers étages sur rue demandent une mise en marché soignée, et une estimation lucide dès le départ. Un prix trop optimiste sur ce segment coûte des mois.


